Bertilia CORREIA

Naturopathe Hygiéniste

Soins par l’alimentation et le mode de vie

Comprendre la physiologie pour rétablir l’équilibre naturel du corps et du cerveau

Prendre soin de son cerveau

Cette page est votre point de départ.
Elle vous guidera vers les principaux piliers de la santé cérébrale et les ressources pour approfondir chaque thème.

Comment prendre soin de son cerveau ? 

Le cerveau ne fonctionne pas de manière isolée. Son fonctionnement dépend en permanence de ce qui se passe dans l’ensemble de l’organisme, mais aussi de notre environnement et de notre mode de vie.

Le sommeil, les rythmes biologiques, l’alimentation, la digestion, l’activité physique, l’oxygénation, le stress ou encore l’inflammation sont autant de facteurs qui peuvent influencer son équilibre. Et surtout, ces différents piliers interagissent constamment entre eux.

Un sommeil insuffisant peut, par exemple, modifier la gestion du stress, l’appétit, la récupération ou les capacités de concentration. À l’inverse, un stress prolongé peut perturber le sommeil et la digestion. L’activité physique agit elle aussi sur plusieurs mécanismes à la fois : circulation sanguine, métabolisme, sommeil, équilibre nerveux ou encore capacités d’adaptation de l’organisme.

C’est pourquoi prendre soin de son cerveau ne consiste pas à rechercher une seule solution ni à se concentrer exclusivement sur un seul facteur.

Face à tous ces éléments, certaines personnes se sentent motivées et ont envie de tout modifier rapidement. D’autres ont au contraire l’impression qu’il y a trop de choses à changer et ne savent plus par où commencer.

Pourtant, il n’est ni nécessaire ni souhaitable de tout transformer en même temps.

L’objectif est plutôt d’avancer progressivement, en identifiant les habitudes ou les facteurs sur lesquels il est possible d’agir en priorité. Ce point de départ sera différent pour chacun, car nous avons tous notre histoire, notre mode de vie, notre état de santé, nos contraintes et nos priorités.

Chez une personne, le sommeil constituera peut-être le premier levier à travailler. Chez une autre, ce sera la régularité des rythmes, l’alimentation, la reprise d’une activité physique ou la gestion d’un stress devenu trop présent.

Cependant, tous les piliers n’évoluent pas indépendamment les uns des autres. Agir sur l’un peut entraîner des effets sur plusieurs autres.

C’est tout l’intérêt d’une approche globale : comprendre les interactions entre ces différents facteurs afin de choisir progressivement les changements les plus pertinents et les plus réalistes à intégrer dans son quotidien.

 

Le sommeil et les rythmes biologiques 

Le sommeil ne dépend pas uniquement du nombre d’heures passées au lit. Il s’inscrit dans un ensemble de rythmes biologiques qui organisent le fonctionnement de notre organisme au cours de la journée et de la nuit.

Ces rythmes participent notamment à la régulation du sommeil et de l’éveil, de la vigilance, des sécrétions hormonales, de la température corporelle, de la digestion et du métabolisme.

Le sommeil joue quant à lui un rôle essentiel dans la récupération du cerveau, la consolidation de la mémoire, les apprentissages, l’équilibre émotionnel et le maintien de nombreuses fonctions biologiques.

Lorsque les rythmes deviennent très irréguliers ou que le sommeil est durablement perturbé, les répercussions peuvent donc dépasser largement la simple sensation de fatigue : concentration, humeur, appétit, récupération ou encore capacité à faire face au stress peuvent également être affectés.

C’est pourquoi le sommeil et la régularité des rythmes biologiques constituent souvent l’un des premiers piliers à observer lorsque l’on souhaite prendre soin de son cerveau.

Il ne s’agit pas nécessairement de rechercher un rythme parfait, mais de redonner progressivement à l’organisme des repères suffisamment réguliers pour favoriser son fonctionnement et sa récupération.

→ Lire l’article : Le sommeil, pilier d’un cerveau en pleine forme.
→ Découvrir mon livre  : Sommeil et rythmes biologiques

Le stress

Le stress est une réponse normale de l’organisme qui nous permet de nous adapter à une situation, de mobiliser notre énergie et de réagir lorsque cela est nécessaire. Il devient davantage problématique lorsqu’il se prolonge, se répète fréquemment ou lorsque les périodes de récupération deviennent insuffisantes.

Chez certaines personnes, le principal obstacle n’est donc pas le sommeil lui-même, mais un état de tension ou d’alerte qui persiste au quotidien.

Lorsque les mécanismes du stress sont sollicités de façon répétée, les répercussions peuvent concerner plusieurs fonctions : qualité du sommeil, attention et concentration, équilibre émotionnel, digestion, comportements alimentaires ou encore récupération.

Une interaction peut alors s’installer : le stress perturbe le sommeil, tandis qu’un sommeil insuffisant peut rendre plus difficile la régulation des émotions et la capacité à faire face aux sollicitations du quotidien.

Dans cette situation, vouloir modifier simultanément l’alimentation, l’activité physique, le sommeil et l’organisation quotidienne risque d’ajouter une contrainte supplémentaire.

Identifier les sources de surcharge et retrouver progressivement des temps de récupération peut alors constituer l’une des premières étapes pour prendre soin de son cerveau.

L’alimentation, la digestion, le microbiote et les fonctions d’élimination

Le cerveau a besoin d’un apport régulier en énergie et de nombreux nutriments pour assurer son fonctionnement. Mais la qualité de l’alimentation ne suffit pas à elle seule : les aliments doivent être digérés, leurs nutriments absorbés puis utilisés par l’organisme.

La digestion constitue donc une étape essentielle. Le système digestif transforme les aliments en éléments que l’organisme peut absorber et utiliser. Son fonctionnement est également étroitement lié à celui du microbiote intestinal, constitué d’une multitude de micro-organismes vivant principalement dans le côlon.

L’intestin et le cerveau communiquent en permanence par différents mécanismes nerveux, immunitaires, endocriniens et métaboliques : c’est ce que l’on appelle l’axe intestin-cerveau. Le microbiote participe notamment à la production de nombreux métabolites, au fonctionnement de la barrière intestinale et à la régulation des réponses immunitaires.

À cette chaîne s’ajoutent les organes de transformation et d’élimination, traditionnellement appelés émonctoires en naturopathie. Le foie transforme de nombreuses substances produites ou absorbées par l’organisme, les reins filtrent le sang et éliminent certains déchets dans les urines, tandis que l’intestin participe à leur évacuation par les selles.

Alimentation, digestion, microbiote, métabolisme et élimination sont ainsi étroitement liés. Leur fonctionnement participe au maintien de l’équilibre général de l’organisme, dont dépend également le cerveau.

L’objectif n’est donc pas de rechercher une alimentation parfaite ni de vouloir agir sur tous ces mécanismes à la fois, mais d’améliorer progressivement les habitudes alimentaires et digestives qui peuvent soutenir le fonctionnement de l’organisme et du système nerveux.

 

→ Lire l’article : Nutrition cérébrale : nourrir son cerveau pour préserver mémoire, énergie et équilibre

L’activité physique, la respiration et l’oxygénation

Le cerveau est un organe particulièrement actif qui nécessite un apport continu en oxygène et en nutriments pour produire l’énergie indispensable à son fonctionnement. Cet apport dépend notamment d’une bonne circulation sanguine et du fonctionnement coordonné des systèmes respiratoire et cardiovasculaire.

L’activité physique joue ici un rôle important. Bouger régulièrement sollicite le cœur, la circulation, les poumons et les muscles. Elle contribue au maintien des capacités cardiovasculaires, favorise la santé cérébrale et participe également à la régulation du stress, de l’humeur et du sommeil.

Les muscles ne servent donc pas uniquement à nous déplacer. Leur activité s’intègre dans de nombreux mécanismes métaboliques et participe à l’équilibre général de l’organisme, avec des effets qui concernent également le cerveau.

La respiration intervient quant à elle dans les échanges gazeux : elle permet l’entrée de l’oxygène nécessaire à l’organisme et l’élimination du dioxyde de carbone. Son rythme et son amplitude sont également étroitement liés au fonctionnement du système nerveux autonome.

Une respiration rapide et superficielle peut accompagner un état de stress ou de tension, tandis qu’une respiration plus lente et contrôlée peut favoriser un retour vers un état de calme chez certaines personnes.

Activité physique, circulation, respiration et oxygénation sont ainsi étroitement liées et participent aux conditions nécessaires au bon fonctionnement du cerveau.

L’objectif n’est pas forcément de pratiquer un sport intensif. Marcher, mobiliser son corps, entretenir sa musculature et ses capacités cardiovasculaires, tout en accordant une place à la respiration, constitue déjà une manière de prendre soin de son cerveau, à condition d’adapter l’activité à ses possibilités et à son état de santé.

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Les interactions sociales

Les relations sociales participent au bien-être psychologique et émotionnel, mais elles représentent également une véritable stimulation pour le cerveau.

Échanger avec d’autres personnes, écouter, comprendre, argumenter, raconter, rire ou s’adapter à différentes situations sollicitent simultanément de nombreuses fonctions cérébrales : langage, mémoire, attention, reconnaissance des émotions, capacités d’adaptation et fonctions exécutives.

Les interactions sociales permettent également de partager des expériences, de maintenir des centres d’intérêt, de découvrir de nouvelles choses et de rester impliqué dans son environnement.

À l’inverse, un isolement social prolongé est associé à un risque plus élevé de déclin cognitif et à une moins bonne santé globale, même si de nombreux autres facteurs interviennent dans cette relation.

Prendre soin de son cerveau passe donc aussi par le maintien de relations, d’échanges et d’activités sociales qui ont du sens pour chacun, sans qu’il soit nécessaire d’avoir une vie sociale particulièrement intense.

La stimulation cognitive

Le cerveau possède une capacité remarquable à se modifier et à s’adapter en fonction de nos expériences : c’est ce que l’on appelle la plasticité cérébrale. Cette capacité existe tout au long de la vie, même si elle évolue avec l’âge.

Apprendre une nouvelle activité, lire, écrire, jouer d’un instrument, chanter, jardiner, cuisiner, pratiquer une langue étrangère, créer ou encore résoudre un problème sollicitent différentes fonctions cérébrales : mémoire, attention, langage, raisonnement, coordination ou fonctions exécutives.

La stimulation cognitive ne se limite donc pas aux exercices spécifiquement conçus pour « entraîner le cerveau ». Les activités du quotidien peuvent elles aussi être stimulantes lorsqu’elles demandent d’apprendre, de réfléchir, de s’adapter ou de mobiliser différentes compétences.

La curiosité, la découverte et les apprentissages contribuent ainsi à maintenir le cerveau actif et participent, avec les autres facteurs d’hygiène de vie, au maintien des capacités cognitives au cours de la vie.

L’objectif n’est pas de solliciter son cerveau en permanence, mais de continuer à lui proposer de la nouveauté, de la diversité et des occasions d’apprendre, tout en respectant les temps de repos et de récupération dont il a également besoin.